Histoire

Introduction par Wal et Jacques Pasquier

« Pendant de nombreuses années, les élites brésiliennes ont caché aux populations la véritable histoire de ce peuple : noirs, indiens, métis, exclus et pauvres ont écrit avec beaucoup de travail et de luttes des épopées d’héroïsmes et de dignité. La saga du QUILOMBO DOS PALMARES et la bravoure deZUMBI sont des exemples qui montrent la capacité et la compétence des peuples pour s’auto-organiser et s’auto-gérer. Cette histoire enorgueillit le peuple brésilien et l‚incite à poursuivre la lutte de ses ancêtres, guerrières et guerriers, qui ont osé rêver et initier la transformation de ce pays en une nation de citoyens et de citoyennes.

 

  • Le chemin est long et l’histoire continue.

Petit point d’histoire : Vers 1590, les premiers fugitifs africains, rompirent leurs chaînes et s’enfuirent pour se regrouper en forêt amazonienne, dans des États aujourd’hui appelés ALAGOAS et PERNAMBUCO au Nord Est du Brésil. Peu nombreux, ils s’organisèrent en bande de fugitifs. Leur nombre augmentant, ils se regroupèrent en une première communauté comptant plus de trente milles rebelles, hommes et femmes de toutes races. Ils constituèrent le premier gouvernement d’un état libre du nouveau monde d’inspiration africaine – par sa forme d’organisation sociale, économique et politique – connu dans l’histoire comme la RÉPUBLICA DOS PALMARES. Dans cet état, grand comme la moitié du Portugal et comptant une importante population pour l’époque, la terre appartenait à tous et le résultat du travail était propriété commune. Ces auto-libérés plantaient et récoltaient une production agricole diversifiée – contrairement aux monocultures des colons – qu’ils partageaient avec leurs voisins indiens ou blancs pauvres. Ils se dotèrent d‚une armée hautement qualifiée dans l‚art de la guerre, qui leurs permît de résister aux 27 expéditions militaires portugaises et hollandaises. PALMARES exista pendant un siècle, de 1595 à 1695. ZUMBI, d‚origine bantou, fut le dernier roi de cette république. Ce peuple reste exemplaire par son volontarisme militant, son héroïsme, sa démocratie directe et sa capacité d‚auto-organisation. Son expérience sociale est considérée par beaucoup comme fondatrice du Pan Africanisme.

Jusqu‚à aujourd’hui, l’histoire du Brésil voit éclore des quilombos crées pour survivre par des populations pauvres en rupture avec l’organisation sociale dominante et en révolte contre l’injustice. » Au Brésil, le jour d’anniversaire de Zumbi est celui de la fête de la conscience noire.

 

 

 

 

 

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